- Arrêt of March 30, 2011

30/03/2011 - P.10.1940.F

Case law

Summary

Sommaire 1
Lorsque, en application de l'article 133 du Code d'instruction criminelle, la chambre du conseil transmet au procureur général près la cour d'appel les pièces d'instruction, le procès-verbal constatant le corps du délit, un état des pièces à conviction et l'ordonnance de prise de corps, en vue de la mise en accusation, sa décision n'est rendue que sous réserve de l'examen du dossier auquel la chambre des mises en accusation est tenue de procéder en vertu des articles 221 à 239 du même code; soumise au contrôle de la cour d'appel qui réglera la procédure et n'ayant à cet égard aucune valeur décisoire, une telle ordonnance de la chambre du conseil ne peut, par sa nature et son objet, donner ouverture à un recours en cassation (1). (1) Cass., 3 mars 2010, RG P.10.0262.F, Pas., 2010, n° 145.

Arrêt - Integral text

N° P.10.1940.F

I. H. M., L., H.,

II. H. M., mieux qualifié ci-dessus,

III. H. M., mieux qualifié ci-dessus,

accusé, détenu,

demandeur en cassation,

ayant pour conseils Maîtres Marc Uyttendaele et Laurent Kennes, avocats au barreau de Bruxelles,

IV. D.T., R., J., H.,

V. D.T., mieux qualifié ci-dessus,

VI. D.T., mieux qualifié ci-dessus,

accusé, détenu,

demandeur en cassation,

ayant pour conseils Maîtres Sven Mary et Mélanie Bosmans, avocats au barreau de Bruxelles,

VII. LE PROCUREUR FEDERAL,

demandeur en cassation,

VIII. 1. M. E.,

2. H.D.,

parties civiles,

demanderesses en cassation,

ayant pour conseils Maîtres Didier Grignard et Alexandre de Fabribeckers, avocats au barreau de Liège,

les pourvois sub VII et VIII contre

1. R. G.,

2. B. A.,

accusés,

défendeurs en cassation.

I. LA PROCÉDURE DEVANT LA COUR

Les pourvois sub I à VI sont dirigés contre une ordonnance rendue le

26 juin 2007 par la chambre du conseil du tribunal de première instance de Liège, un arrêt rendu le 3 décembre 2007 par la chambre des mises en accusation de la cour d'appel de Liège, ainsi que contre des arrêts rendus les

19 avril 2010, 2 juillet 2010, 28 septembre 2010 et 30 septembre 2010 par la cour d'assises de l'arrondissement administratif de Bruxelles-Capitale, statuant comme juridiction de renvoi ensuite d'un arrêt de la Cour du 30 septembre 2009.

Le pourvoi sub VII est dirigé contre l'arrêt rendu le 28 septembre 2010, sous le numéro 2010/07, par ladite cour d'assises, et les pourvois sub VIII contre trois arrêts rendus par cette juridiction le même jour sous les numéros 2010/05, 2010/06 et 2010/07.

Le premier demandeur fait valoir six moyens, le deuxième en invoque également six, le troisième en présente trois, et les deux demanderesses en formulent quatre, chacun dans un mémoire annexé au présent arrêt, en copie certifiée conforme.

Le 23 mars 2011, l'avocat général Damien Vandermeersch a déposé des conclusions au greffe.

A l'audience du 30 mars 2011, le président de section chevalier Jean de Codt a fait rapport et l'avocat général précité a conclu.

II. LA DECISION DE LA COUR

A. Sur les pourvois formés le 12 octobre 2010 par M.H. contre l'ordonnance rendue le 26 juin 2007 par la chambre du conseil du tribunal de première instance de Liège et contre l'arrêt du 3 décembre 2007 de la chambre des mises en accusation de la cour d'appel de Liège :

Aux termes de l'article 438 du Code d'instruction criminelle, lorsqu'une demande en cassation aura été rejetée, la partie qui l'avait formée ne pourra plus se pourvoir en cassation contre le même arrêt ou jugement, sous quelque prétexte et par quelque moyen que ce soit.

Par un arrêt du 19 mars 2008, portant le numéro P.08.0104.F du rôle général, la Cour a rejeté les pourvois formés par le demandeur le 7 décembre 2007 contre l'ordonnance du 26 juin 2007 et l'arrêt du 3 décembre 2007.

Réitérés contre les mêmes décisions, les pourvois sont irrecevables.

B. Sur le pourvoi formé par M. H. contre l'arrêt interlocutoire du 19 avril 2010 :

Les formalités substantielles ou prescrites à peine de nullité ont été observées et la décision est conforme à la loi.

C. Sur le pourvoi formé par M. H. contre l'arrêt interlocutoire du 2 juillet 2010 :

Sur le premier moyen :

Quant à la première branche :

Le demandeur fait valoir qu'une déposition ne peut être prise en considération, dans le cadre du droit à un procès équitable, que si elle émane d'un citoyen soucieux de participer à l'œuvre de justice et non d'une personne qui témoigne par intérêt personnel.

Le moyen repose sur l'affirmation qu'un des témoins à charge, membre de l'organisation criminelle qu'il est reproché au demandeur d'avoir dirigée, a bénéficié d'avantages, notamment financiers, qui lui ont été alloués pour obtenir sa collaboration.

L'arrêt constate que les indemnités évoquées par le demandeur ne constituent pas la rémunération d'un témoin payé pour le dénoncer, mais qu'elles ont été versées, d'une part, à titre de prime octroyée à un indicateur dont les renseignements n'ont pas le statut de preuve et, d'autre part, à titre d'aide financière dans le cadre des mesures de protection prévues par la loi à l'égard des témoins menacés.

L'arrêt considère également que les affirmations du demandeur relatives à des avantages pénaux consentis au témoin en échange de sa déposition, ne sont pas vraisemblables.

Soutenant que le témoignage critiqué a été monnayé en contrepartie des avantages dénoncés, le moyen invite la Cour à substituer sa propre appréciation à celle, contraire et gisant en fait, de la cour d'assises.

A cet égard, le moyen est irrecevable.

Pour le surplus, il appartient au juge du fond de mesurer l'incidence, sur la valeur probante d'un témoignage, de la vénalité prêtée au mobile qui l'inspire. L'article 6 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales n'enlève pas ce pouvoir d'appréciation à la juridiction de jugement. Les motifs qui poussent un témoin à déposer peuvent faire douter de sa crédibilité sans, pour autant, rendre impossible la tenue d'un procès équitable.

L'article 6 précité n'interdit pas non plus au juge de puiser des preuves dans la déclaration d'un témoin protégé conformément aux articles 102 à 111 du Code d'instruction criminelle, et ce même si ce témoin est un indicateur ayant décidé, après avoir fourni des renseignements sous ce statut, de déposer ensuite officiellement en justice.

Dans la mesure où il soutient le contraire, le moyen manque en droit.

Quant à la deuxième branche :

La déposition officielle d'une personne ayant précédemment fourni des renseignements sous le statut d'indicateur ne viole pas le principe général du droit relatif au respect des droits de la défense, dès lors qu'elle a pour effet de soumettre le témoignage à la contradiction des parties et à la publicité des débats, et que la confidentialité prescrite par l'article 47decies, § 6, du Code d'instruction criminelle ne concerne pas les preuves déférées à la juridiction de jugement.

En tant qu'il soutient le contraire, le moyen manque en droit.

Le demandeur fait valoir que des informations essentielles, puisées dans les déclarations de l'indicateur, lui sont restées cachées alors que celles-ci ont ensuite été élevées au rang de preuve.

Mais l'arrêt constate (page 7, n° 25) que, selon les policiers qui en ont eu connaissance, les informations livrées d'abord anonymement ne sont pas différentes de celles fournies ensuite par des déclarations versées au dossier de la procédure, si ce n'est que les secondes sont plus détaillées que les premières.

Ne trouvant pas d'appui dans les pièces auxquelles la Cour peut avoir égard, le moyen, dans cette mesure, est irrecevable.

Le demandeur reproche encore à l'instruction de ne pas contenir le procès-verbal des négociations intervenues avec les futurs témoins. Mais l'arrêt considère que les négociations prétendues n'ont pas eu lieu et que les avantages financiers évoqués par le demandeur n'ont pas la portée tendancieuse ou déloyale qu'il leur impute.

A cet égard, le moyen manque en fait.

Quant à la troisième branche :

Le demandeur fait grief aux autorités de ne pas avoir respecté leur obligation de loyauté dans la recherche de la preuve.

En tant qu'il critique la partie poursuivante, le moyen, étranger à la décision attaquée, est irrecevable.

La prise en considération du témoignage d'un ancien indicateur ne porte pas atteinte, en soi, au principe général du droit relatif à la loyauté de la preuve en matière répressive, quand bien même cette personne, mise en danger à la suite des déclarations faites ou à faire, a bénéficié pour ce motif des mesures de protection et d'aide financière prévues par la loi.

A cet égard, le moyen manque en droit.

Sur le deuxième moyen :

Le demandeur critique les articles 103 et suivants du Code d'instruction criminelle, en vertu desquels l'octroi des mesures d'aide et de protection au témoin menacé est confié à une autorité administrative sans que la personne poursuivie ne puisse ni connaître les montants perçus par le témoin, ni vérifier les conditions dans lesquelles son statut a été négocié, ni soumettre à un juge indépendant et impartial le contrôle de la procédure d'octroi.

Le moyen repose sur l'affirmation qu'il est nécessaire, pour la personne poursuivie, d'avoir accès aux dossiers de l'autorité administrative de manière à pouvoir établir, le cas échéant, que l'aide financière accordée n'est que l'achat déguisé d'un témoignage à charge.

L'article 6 de la Convention exige que les autorités de poursuite communiquent à la défense toutes les preuves pertinentes en leur possession, à charge comme à décharge.

Le droit à la divulgation ne porte ni sur les mesures prises en vue de protéger des témoins risquant des représailles, à peine d'exposer ceux-ci au danger que ces mesures visent à prévenir, ni sur la gestion des contacts entretenus par un fonctionnaire de police avec un indicateur, à peine de compromettre la mise en œuvre de cette méthode particulière de recherche.

Les limites opposées à la divulgation de ces données confidentielles sont suffisamment compensées par la procédure orale et contradictoire suivie devant le jury, puisque le dossier qui lui est soumis ne comprend pas d'autres éléments que ceux communiqués à la défense et que celle-ci a pu, devant la juridiction de jugement, critiquer les déclarations reçues contre l'accusé, tant au point de vue de leur contenu que de leur origine.

L'arrêt décide légalement que l'absence de contrôle, par un juge indépendant et impartial, de la procédure d'octroi des mesures de protection en faveur des témoins menacés, n'a pas d'incidence sur le caractère équitable du procès.

Le moyen ne peut être accueilli.

Et les formalités substantielles ou prescrites à peine de nullité ont été observées et la décision est conforme à la loi.

D. Sur le pourvoi formé par M.H. contre l'arrêt qui, rendu le 28 septembre 2010 sous le numéro 2010/04, indique les principales raisons ayant conduit le jury à répondre affirmativement aux questions n° 28 à 33, 43, 65 et 67 en cause du demandeur :

Sur le troisième moyen, qualifié premier à la page 49 du mémoire :

En matière répressive, lorsque la loi n'établit pas un mode spécial de preuve, le juge du fond apprécie en fait la valeur probante des éléments sur lesquels il fonde sa conviction et que les parties ont pu librement contredire. Il lui est loisible notamment de refuser crédit à certaines déclarations et de se déterminer sur la base d'autres éléments qui lui paraissent constituer des présomptions suffisantes, nonobstant l'existence dans la cause d'éléments en sens contraire.

Dans la mesure où il revient à critiquer cette appréciation en fait par le jury ou qu'il exigerait pour son examen une vérification des éléments de fait, pour laquelle la Cour est sans pouvoir, le moyen est irrecevable.

L'article 334, alinéa 2, du Code d'instruction criminelle prévoit que la cour et les jurés formulent les principales raisons du verdict sans devoir répondre à l'ensemble des conclusions déposées.

N'est dès lors pas entaché d'un défaut de motivation l'arrêt qui, énumérant les éléments ayant emporté la conviction des jurés, s'abstient par ailleurs de réfuter un acte de défense, de répondre à un plan de plaidoirie, d'exposer les raisons pour lesquelles un témoignage à charge de l'accusé a été jugé plus convaincant qu'une autre déclaration de nature à le disculper, ou encore d'expliquer pourquoi une même déclaration est retenue à l'égard d'un accusé et passée sous silence à l'égard d'un autre.

A cet égard, le moyen ne peut être accueilli.

La contradiction dénoncée par le moyen dans les réponses ayant donné lieu à l'application de l'article 336 du Code d'instruction criminelle ne concerne pas la décision rendue sur l'action publique exercée à charge du demandeur.

A cet égard, le moyen, dénué d'intérêt, est irrecevable.

Sur le quatrième moyen, numéroté deuxième à la page 53 du mémoire :

Le demandeur soutient que l'arrêt viole l'article 6.1 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, parce que la condamnation se fonde sur deux témoignages indirects dont les auteurs ont été payés pour déposer contre lui.

Le moyen repose sur une prémisse qui gît en fait et qui consiste à soutenir que les témoignages à charge de l'accusé n'ont d'autre cause que les payements effectués en vue de les produire.

Cette prémisse, que la cour d'assises a rejetée par une appréciation souveraine, ne trouve pas d'appui dans les pièces auxquelles la Cour peut avoir égard.

Dans cette mesure, le moyen est irrecevable.

Pour le surplus, la disposition conventionnelle précitée n'a pas vocation à régir l'appréciation, par le jury, de la valeur probante des éléments qui lui sont soumis. Elle ne subordonne pas l'admissibilité ou l'efficacité d'une preuve au nombre de témoignages recueillis, à leur caractère direct ou indirect, à leur combinaison avec un ou plusieurs éléments matériels, à la qualité ou à la moralité de leurs auteurs ou à la comparution de chacun de ceux-ci à l'audience.

A cet égard, le moyen manque en droit.

Sur le cinquième moyen, numéroté troisième à la page 56 du mémoire :

Le demandeur reproche à l'arrêt de violer la foi due à sa déclaration du 15 juin 2006 au juge d'instruction. Il lui a expliqué qu'il aurait eu un alibi « s'il était concerné » par le fait mis à sa charge, et non « s'il y avait été », ainsi que l'arrêt le rapporte.

Mais l'arrêt ne se réfère pas à la déclaration précitée pour attribuer au demandeur les propos qu'il conteste. Il ne saurait dès lors violer la foi due à l'acte qui la contient.

Le moyen manque en fait.

Et les formalités substantielles ou prescrites à peine de nullité ont été observées et la décision est conforme à la loi.

E. Sur le pourvoi formé par M.H. contre l'arrêt de condamnation du 30 septembre 2010 :

Sur le sixième moyen :

Le demandeur soutient que le délai raisonnable était dépassé en manière telle qu'à défaut de le constater, l'arrêt viole l'article 6.1 de la Convention.

Mais l'arrêt constate (page 13) que le délai invoqué par le demandeur n'est pas dépassé eu égard à la multiplicité des faits, au caractère organisé de la criminalité dans laquelle ils s'inscrivent, au nombre de personnes impliquées, à la complexité de l'enquête, et à la masse d'informations à traiter tant au niveau de l'instruction préparatoire qu'au cours des débats.

Sur la base de ces circonstances relevées à la lumière des données concrètes de la cause, la cour d'assises a pu légalement exclure le dépassement allégué.

Le moyen ne peut être accueilli.

Et les formalités substantielles ou prescrites à peine de nullité ont été observées et la décision est conforme à la loi.

F. Sur le pourvoi formé par T. D. contre l'ordonnance rendue le 26 juin 2007 par la chambre du conseil du tribunal de première instance de Liège :

Lorsque, en application de l'article 133 du Code d'instruction criminelle, la chambre du conseil transmet au procureur général près la cour d'appel les pièces d'instruction, le procès-verbal constatant le corps du délit, un état des pièces à conviction et l'ordonnance de prise de corps, en vue de la mise en accusation, sa décision n'est rendue que sous réserve de l'examen du dossier auquel la chambre des mises en accusation est tenue de procéder en vertu des articles 221 à 239 du même code.

Soumise au contrôle de la cour d'appel qui réglera la procédure et n'ayant à cet égard aucune valeur décisoire, l'ordonnance précitée de la chambre du conseil ne peut, par sa nature et son objet, donner ouverture à un recours en cassation.

Le pourvoi est irrecevable.

G. Sur le pourvoi formé par T. D. contre l'arrêt du 3 décembre 2007 de la cour d'appel de Liège, chambre des mises en accusation :

1. En tant que le pourvoi est dirigé contre la décision de renvoi :

Le pourvoi du condamné contre l'arrêt de renvoi à la cour d'assises, formé en même temps que le pourvoi contre l'arrêt de condamnation dans les quinze jours de la prononciation de cet arrêt, ne défère à la Cour ni la violation des lois relatives à la compétence de la chambre des mises en accusation et de la cour d'assises ni l'examen des nullités visées par les articles 252 et 416, alinéa 2, du Code d'instruction criminelle.

Les formalités substantielles ou prescrites à peine de nullité ont été observées et la décision est conforme à la loi.

2. En tant que le pourvoi est dirigé contre la prise de corps :

En raison du rejet du pourvoi dirigé contre elle, à prononcer ci-après, la décision de condamnation acquiert force de chose jugée, de sorte que le pourvoi dirigé contre la prise de corps devient sans objet.

H. Sur le pourvoi formé par T. D. contre l'arrêt interlocutoire du 19 avril 2010 :

Les formalités substantielles ou prescrites à peine de nullité ont été observées et la décision est conforme à la loi.

I. Sur le pourvoi formé par T. D. contre l'arrêt interlocutoire du 2 juillet 2010 :

La Cour se réfère à la réponse donnée aux moyens similaires du premier demandeur. Elle la réitère, la résume, la complète ou la précise comme suit.

Sur le premier moyen :

Quant à la première branche :

Le demandeur fait valoir que le respect du droit à un procès équitable s'oppose à ce que le ministère public puisse rémunérer un témoin, de quelque façon que ce soit, aux fins de s'assurer de sa collaboration contre un accusé.

Mais l'arrêt considère que les témoignages produits aux débats ne procèdent pas d'une rémunération payée en vue de les obtenir, les avantages dénoncés par le demandeur ayant une autre cause que celle qu'il leur attribue.

Contestant cette appréciation en fait, le moyen est irrecevable.

Pour le surplus, une violation des règles relatives à la charge de la preuve en matière répressive ou une méconnaissance du droit à un procès équitable ne sauraient se déduire de la circonstance qu'une défense a été rejetée comme étant dénuée de vraisemblance et qu'un témoin décédé n'a pu être entendu pour lui donner le crédit allégué.

A cet égard, le moyen ne peut être accueilli.

Quant à la deuxième branche :

Le droit à un procès équitable n'exige ni la communication des renseignements fournis par un indicateur ni celle des données relatives aux contacts qu'il a eus avec les services de police.

L'audition subséquente de cet indicateur à titre de témoin a pour effet de soumettre ses dires à la contradiction des parties. Or l'arrêt constate que, d'après les policiers qui les ont reçues, les déclarations figurant au dossier ne diffèrent pas des informations précédemment livrées de manière confidentielle.

Le demandeur n'est dès lors pas fondé à soutenir que la confidentialité associée à l'intervention de l'indicateur a eu pour effet de soustraire au débat contradictoire des éléments de preuve produits contre lui.

Il est également fait grief à la procédure de ne pas contenir la relation des faveurs octroyées aux « repentis » dont le demandeur conteste les dires. Mais l'arrêt considère que les avantages dénoncés par le demandeur ne revêtent pas la portée qu'il leur donne, et que les bénéficiaires de ces avantages n'ont pas le statut qu'il leur attribue.

En cette branche, le moyen ne peut être accueilli.

Quant à la troisième branche :

En tant qu'il critique la partie poursuivante, le moyen, étranger à la décision attaquée, est irrecevable.

En tant qu'il reproche à l'arrêt de considérer que les témoins concernés ne sont pas des « repentis » alors que les éléments du dossier établissent, d'après lui, le contraire, le moyen invite la Cour à substituer sa propre appréciation à celle, gisant en fait, de la cour d'assises. A cet égard également, le moyen est irrecevable.

En tant qu'il soutient que les poursuites sont illégales parce que fondées sur des témoignages de « repentis » alors que l'arrêt attaqué constate, par une appréciation souveraine, que tel n'est pas le cas, le moyen ne peut être accueilli.

Sur le deuxième moyen :

Pour les motifs énoncés ci-dessus en réponse au deuxième moyen, similaire, développé par le premier demandeur, le moyen ne peut être accueilli.

Sur le troisième moyen :

L'arrêt rejette la défense présentée par le demandeur en la jugeant, en fait, dénuée du crédit requis pour reporter sur la partie poursuivante la charge de la preuve contraire.

Pareille décision ne viole pas les règles relatives à la charge de la preuve en matière répressive et ne méconnaît pas le droit à un procès équitable.

Le moyen ne peut être accueilli.

Et les formalités substantielles ou prescrites à peine de nullité ont été observées et la décision est conforme à la loi.

J. Sur le pourvoi formé par T. D. contre l'arrêt qui, rendu le 28 septembre 2010 sous le numéro 2010/04, indique les principales raisons ayant conduit le jury à répondre affirmativement aux questions n° 34 à 42, 45, 47, 49 à 56, 59, 62, 63, 66 et 69 en cause du demandeur :

Sur le quatrième moyen, qualifié moyen unique relatif au déroulement des débats :

Le demandeur reproche au président de la cour d'assises d'avoir violé l'article 280 du Code d'instruction criminelle, en décidant de suspendre les débats depuis le 2 juillet jusqu'au 1er septembre, soit pendant un intervalle de deux mois excédant les nécessités du repos de la cour, des jurés, des témoins et des parties.

Il soutient que ce délai a pu avoir pour conséquence d'assujettir ses juges à des éléments extérieurs susceptibles de les influencer, ou de les exposer à ne plus avoir en mémoire toutes les données nécessaires au jugement de la cause.

Il n'apparaît pas des pièces de la procédure que le demandeur se soit opposé à la mise en continuation de la cause au 1er septembre 2010 ni qu'aux audiences reprises à partir de cette date, il ait saisi la cour d'assises du grief qu'au titre de quatrième moyen, il invoque pour la première fois devant la Cour.

Le moyen est irrecevable.

Sur le cinquième moyen, qualifié premier contre l'arrêt du 28 septembre 2010 :

Sous le couvert d'une violation des articles 6.1 de la Convention, 149 de la Constitution et 334 du Code d'instruction criminelle, le demandeur conteste la suffisance et la pertinence des éléments retenus par les jurés pour corroborer les déclarations des témoins protégés.

Critiquant l'appréciation en fait du jury, le moyen est irrecevable.

L'arrêt déclare établie la participation du demandeur aux attaques de D..et de W...., commises les 19 décembre 1996 et 12 janvier 1998, en se fondant sur des témoignages indirects corroborés notamment par les données balistiques recueillies au sujet de l'arme et des munitions utilisées. L'arrêt se réfère à la détention, par le demandeur, de projectiles dont il indique le calibre et dont il précise que, d'après l'Institut national de criminologie et de criminalistique, ils n'ont jamais été utilisés en Belgique qu'à l'occasion des faits ou d'un des deux faits précités.

Le moyen soutient que ce motif est contredit par la date attribuée aux préventions J.1 et J.3 relatives à la détention, entre le 9 août 2004 et le 28 septembre 2005, de substances explosives et d'armes prohibées.

Mais les munitions auxquelles l'arrêt se réfère dans la motivation relative à la participation du demandeur aux attaques commises en 1996 et en 1998, ne sont pas reprises dans la description des objets détenus illégalement en 2004 et en 2005.

Ne trouvant pas d'appui dans les énonciations de l'arrêt, le moyen manque en fait.

Sur le sixième moyen, qualifié second contre l'arrêt du 28 septembre 2010 :

Le demandeur critique les motifs donnés par le jury à l'appui de sa réponse affirmative à la cinquante-neuvième question, relative à la détention illégale de substances ou engins explosifs dans l'intention de commettre un crime contre les personnes ou les propriétés (prévention J.1).

Outre la prévention visée par le moyen, le demandeur a été déclaré coupable, comme auteur ou coauteur, de tentative de vol à l'aide de violences ou de menaces en bande, avec arme, usage d'un véhicule volé et avec la circonstance que les violences ont entraîné pour les victimes une incapacité permanente physique ou psychique (prévention B.1), de tentative de meurtre (prévention B.2), de tentative de vol à l'aide de violences ou de menaces la nuit, en bande, avec arme, usage d'un véhicule volé, usage d'une voiture munie d'insignes susceptibles de créer la confusion avec un véhicule des forces de l'ordre, et avec la circonstance que deux meurtres ont été commis pour faciliter le vol ou pour en assurer l'impunité (prévention C.1), détention illégale de substances ou d'engins explosifs dans l'intention de commettre un crime contre les personnes ou les propriétés (prévention C.2), port d'arme prohibée (prévention C.3), vol à l'aide de violences ou de menaces la nuit, en bande, avec arme, usage d'un véhicule volé, et avec la circonstance que les violences ont causé une incapacité permanente physique ou psychique (prévention G.1.a), incendie d'un véhicule la nuit (prévention G.1.c), port d'arme prohibée (prévention J.3), faux en écritures (prévention K.2), association de malfaiteurs (prévention L.2) et organisation criminelle (prévention M.1.b).

La réclusion de vingt-cinq ans infligée au demandeur prend appui notamment sur les articles 51, 52, 66, 80, 193, 196, 197, 213, 214, 322, 323, 324bis, 324ter, 325, 392, 393, 461, 468, 471, 472, 473, 475, 512 et 513 du Code pénal, 3, § 1er, 8, 23 et 24 de la loi du 8 juin 2006 réglant des activités économiques et individuelles avec des armes, 1, 6 et 8 de la loi du 28 mai 1956 relative aux substances et mélanges explosibles ou susceptibles de déflagrer et aux engins qui en sont chargés.

Il n'apparaît pas de l'arrêt du 30 septembre 2010 que la cour d'assises se soit fondée sur la prévention J.1, seule critiquée par le moyen, pour se déterminer quant au choix et au degré de la peine unique infligée au demandeur, laquelle est légalement justifiée par les autres préventions déclarées établies à sa charge.

Ne pouvant entraîner la cassation, le moyen est irrecevable à défaut d'intérêt.

Et les formalités substantielles ou prescrites à peine de nullité ont été observées et la décision est conforme à la loi.

K. Sur le pourvoi formé par T. D. contre l'arrêt rendu le 28 septembre 2010, sous le numéro 2010/06, en application de l'article 335 du Code d'instruction criminelle, et sur le pourvoi dudit demandeur contre l'arrêt du 30 septembre 2010 statuant sur la peine :

Les formalités substantielles ou prescrites à peine de nullité ont été observées et les décisions sont conformes à la loi.

L. Sur le pourvoi formé par le procureur fédéral contre l'arrêt qui, rendu le 28 septembre 2010 sous le numéro 2010/07, déclare que les jurés se sont manifestement trompés et ordonne le renvoi, à une autre session, des poursuites relatives à l'accusé G. R. :

Le demandeur se désiste, sans acquiescement, de son pourvoi au cas où la Cour devrait considérer que la décision attaquée n'est pas définitive au sens de l'article 416, alinéa 1er, du Code d'instruction criminelle.

En vertu de l'article 337, alinéa 3, dudit code, le pourvoi doit être introduit après l'arrêt définitif, sauf en cas d'application de l'article 336. L'arrêt attaqué étant rendu en application de cette dernière disposition, le demandeur devait, comme il l'a fait, se pourvoir immédiatement.

Il n'y a dès lors pas lieu de décréter le désistement.

Sur la fin de non-recevoir opposée par le ministère public au pourvoi et déduite de son défaut d'intérêt :

Le ministère public indique que l'article 337, alinéa 3, du Code d'instruction criminelle permet un pourvoi immédiat contre l'arrêt motivé par lequel la cour d'assises déclare que l'affaire est reportée et la renvoie à la session suivante.

Il estime cependant que le pourvoi est sans intérêt car dépourvu de portée pratique puisque, s'il était accueilli, il n'aurait pas d'autre effet que celui produit par la décision attaquée, à savoir la nécessité de recommencer entièrement le procès.

Aucun recours n'est recevable si celui qui l'exerce n'a pas d'intérêt à sa mise en œuvre. Il ne s'agit pas d'un intérêt subjectif suivant l'appréciation personnelle du demandeur mais d'un intérêt objectif en fonction de la possibilité d'une cassation.

En instituant un pourvoi immédiat contre l'arrêt de la cour d'assises censurant le verdict d'un jury, la loi a voulu permettre le contrôle de la légalité d'une telle décision par la Cour. Déclarer ce pourvoi sans intérêt parce que dénué de portée pratique aurait pour effet de rendre ce contrôle impossible et méconnaîtrait la nature objective de l'intérêt requis.

L'arrêt qui invalide une déclaration de culpabilité émise par le jury fait obstacle aux débats sur la peine qu'en règle cette déclaration appelle. Pareille décision interrompt le déroulement de l'action publique. Si cette entrave est le fait d'une décision assujettie au pourvoi immédiat, la Cour ne saurait rejeter comme dénué d'intérêt le recours formé par le titulaire de ladite action aux fins et dans les formes prévues par la loi.

La cassation éventuelle de l'arrêt rendu sous le numéro 2010/07, par application de l'article 336 du Code d'instruction criminelle, ne pourrait pas entraîner l'annulation de l'arrêt qui, rendu sous le numéro 2010/04, consigne les principales raisons ayant conduit le jury à se déterminer comme il l'a fait. En effet, l'arrêt de motivation n'est pas la conséquence ou la suite de la décision qui la censure.

Le pouvoir d'appréciation attribué à la cour d'assises par l'article 336 ne se limite pas, en règle, à un contrôle en droit du verdict. En cas de cassation toutefois, le contrôle exercé par la cour d'assises de renvoi sur la qualité du verdict ne peut être nécessairement qu'un contrôle marginal exercé sur la base de l'arrêt qui en énonce les motifs, puisque cette cour ne statue que dans les limites de la cassation intervenue et qu'elle est appelée à reprendre la procédure en l'état où elle se trouvait au moment où l'arrêt cassé a été rendu.

Si la cour d'assises de renvoi estime à nouveau que le premier jury s'est trompé, il lui appartiendra de reprendre en son entier l'examen de l'accusation portée contre le défendeur. En effet, la substitution, par l'effet d'une cassation avec renvoi, d'un nouveau jury à celui jugé défaillant, rendrait sans objet le report prévu à l'article 336.

En revanche, si la cour de renvoi considère que la motivation du verdict consignée à l'arrêt numéro 2010/04 n'est pas entachée de l'erreur manifeste que l'arrêt attaqué lui impute, il lui reviendra de tenir sans désemparer les débats sur la peine ensuite de la déclaration de culpabilité déjà faite le 28 septembre 2010.

La fin de non-recevoir ne peut, dès lors, être accueillie.

Sur le troisième moyen :

L'abrogation de l'article 342 du Code d'instruction criminelle et son remplacement par une disposition aux termes de laquelle une condamnation ne peut être prononcée que s'il ressort des éléments de preuve admis que l'accusé est coupable au-delà de tout doute raisonnable, n'ont pas pour effet d'instaurer une hiérarchie entre les moyens de preuve, de porter atteinte à leur libre appréciation par le juge ou d'établir des règles desquelles il doit faire particulièrement dépendre la plénitude et la suffisance des éléments qui lui sont soumis.

Sous réserve de ne pas déduire, de ses constatations en fait, des conséquences qui seraient sans lien avec elles ou qui ne seraient susceptibles, sur leur fondement, d'aucune justification, le juge apprécie souverainement, lorsque la loi n'établit pas un mode spécial de preuve, la valeur probante des éléments sur lesquels il fonde sa conviction et qui ont régulièrement été soumis au débat contradictoire.

Il peut ainsi s'estimer convaincu par une déposition pourtant discutée par une expertise, se fonder sur de simples renseignements à l'encontre d'un témoignage sous serment, préférer la déclaration d'une des personnes poursuivies à celles, concordantes en sens contraire, émanant de plusieurs autres, tenir compte d'aveux rétractés, retenir des déclarations recueillies sans serment au cours de l'instruction préparatoire alors même qu'elles ne sont pas confirmées sous serment à l'audience, se déterminer par rapport à des éléments ne concordant pas avec certaines constatations des services de police ou s'appuyer sur les seules déclarations de la victime.

L'article 336 du Code d'instruction criminelle ne déroge pas à cette règle et n'autorise pas la cour d'assises à substituer sa propre appréciation à celle, souveraine, du jury.

Pour justifier la conviction unanime de la cour d'assises qu'en ce qui concerne la culpabilité de G. R., les jurés se sont manifestement trompés concernant les raisons qui fondent leur déclaration, l'arrêt énonce, d'une part, que le jury n'a avancé aucun élément objectif pour corroborer les témoignages indirects qui ont emporté sa conviction et, d'autre part, que le jury s'est référé aux déclarations d'un autre inculpé en les jugeant crédibles à l'égard d'un accusé et non à l'égard d'un autre.

La valeur probante des témoignages et déclarations figurant au dossier étant, en règle, laissée à la libre appréciation du juge du fond et, en l'espèce, du jury, la cour d'assises ne pouvait pas la censurer en assujettissant cette valeur probante aux conditions, non prévues par la loi, que son arrêt institue.

Le moyen est fondé.

Il n'y a pas lieu d'examiner les deux autres moyens invoqués par ce demandeur, lesquels ne sauraient entraîner la cassation de l'arrêt dans des termes autres que ceux libellés ci-après.

M. Sur les pourvois formés par D. H. et E. M. contre l'ordonnance rendue le 28 septembre 2010, sous le numéro 2010/05, et contre les arrêts rendus le même jour, sous les numéros 2010/06 et 2010/07 :

En vertu de l'article 373, alinéa 3, ancien, du Code d'instruction criminelle, repris à l'article 359, alinéa 3, nouveau, du même code, la partie civile ne peut se pourvoir que quant aux dispositions relatives à ses intérêts civils.

Au vu des réponses négatives données par le jury à son égard, l'ordonnance déclare A. B. acquitté des accusations portées contre lui et ordonne sa mise en liberté.

L'arrêt 2010/06 porte la décision de la cour d'assises de se réunir à la majorité ou à la minorité du jury sur les questions n'ayant recueilli sa réponse affirmative qu'à la majorité simple.

L'arrêt 2010/07 énonce que la cour d'assises est unanimement convaincue que le jury s'est trompé quant aux principales raisons sur lesquelles il a fondé sa déclaration quant à la culpabilité de l'accusé G. R.. L'arrêt ordonne le renvoi de la cause, pour ce qui le concerne, à une autre session de la cour d'assises.

Les demanderesses sont sans qualité pour se pourvoir contre pareilles décisions, celles-ci n'étant pas rendues sur leurs actions civiles.

Les pourvois sont irrecevables.

Les demanderesses sollicitent que la Cour constitutionnelle soit interrogée, à titre préjudiciel, sur la compatibilité de l'article 373 du Code d'instruction criminelle avec les articles 10 et 11 de la Constitution.

La disposition légale critiquée consacre la règle suivant laquelle le pourvoi est recevable s'il est formé par le demandeur contre un défendeur avec lequel il a eu, devant le juge du fond, une instance liée sur laquelle la décision attaquée a statué.

Cette règle est applicable à toutes les parties, y compris au ministère public qui ne peut se pourvoir contre les dispositifs relatifs à l'action civile.

La question soulevée par les demanderesses ne faisant pas apparaître en quoi la règle susdite pourrait créer une inégalité de traitement susceptible d'être déférée au contrôle de la Cour constitutionnelle, il n'y a pas lieu de saisir celle-ci.

La Cour n'a pas égard au surplus du mémoire, étranger à la recevabilité des pourvois.

PAR CES MOTIFS,

LA COUR

Casse l'arrêt rendu le 28 septembre 2010, sous le numéro 2010/07, par la cour d'assises de l'arrondissement administratif de Bruxelles-Capitale statuant, par application de l'article 336 du Code d'instruction criminelle, en cause de G. R. ;

Rejette les pourvois des autres demandeurs ;

Ordonne que le présent arrêt sera transcrit sur les registres de la cour d'assises de l'arrondissement administratif de Bruxelles-Capitale et que mention du présent arrêt sera faite en marge de l'arrêt cassé ;

Condamne M. H., T. D., E. M. et D.H., chacun, aux frais de ses pourvois ;

Condamne G. R. aux frais du pourvoi du procureur fédéral ;

Renvoie la cause, ainsi limitée, à la cour d'assises de la province du Brabant wallon.

Lesdits frais taxés en totalité à la somme de mille cinq cent sept euros treize centimes dont sur les pourvois de M. H. : trois cent quinze euros sept centimes dus, sur les pourvois de T. D. : trois cent vingt-et-un euros trente-cinq centimes dus, sur le pourvoi du procureur fédéral : huit cent quatorze euros trente centimes dus et sur les pourvois d'E. M. et de D.H. : vingt-six euros quarante et un centimes dus et trente euros payés par ces demanderesses.

Ainsi jugé par la Cour de cassation, deuxième chambre, à Bruxelles, où siégeaient le chevalier Jean de Codt, président de section, président, Frédéric Close et Paul Mathieu, présidents de section, Benoît Dejemeppe et Pierre Cornelis, conseillers, et prononcé en audience publique du trente mars deux mille onze par le chevalier Jean de Codt, président de section, en présence de Damien Vandermeersch, avocat général, avec l'assistance de Fabienne Gobert, greffier.

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  • Chambre du conseil

  • Règlement de la procédure en matière criminelle

  • Ordonnance rendue en application de l'article 133 C.I.cr.