Arrest van de Beslagrechter te Namen dd. 30.06.1989
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Invordering op de goederen van de echtgenoot.
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Arrest van de Beslagrechter te Namen dd. 30.06.1989
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Document type : Belgian justice Title : Arrest van de Beslagrechter te Namen dd. 30.06.1989 Tax year : 2005 Document date : 30/06/1989 Document language : NL Name : V 89/3 Version : 1
ARREST V 89/3 Arrest van de Beslagrechter te Namen dd. 30.06.1989 Bull. nr. 750, pag. 1467 Invordering op de goederen van de echtgenoot. De beslissing waarbij de scheiding van goederen wordt uitgesproken brengt de ontbinding van het bestaande huwelijksvermogensstelsel mee op de dag van de eis (1472 Burgerlijk Wetboek). Eiseres voert aan dat vermits de Belgische Staat in zijn hoedanigheid van schuldeiser geen gebruik heeft gemaakt van het recht om binnen de wettelijke termijn van 6 maanden op te komen tegen de vereffening, hij thans niet meer de mogelijkheid heeft om de invordering van zijn schuldvordering te vervolgen op haar eigen vermogen, daar de fiscale schuld uitsluitend ten laste van de man is gelegd. Aldus wordt uit het oog verloren dat de belastingschuld een gemeenschapsschuld is die met toepassing van artikel 1414 van het Burgerlijk Wetboek zowel op het eigen vermogen van elk der echtgenoten als op het gemeenschappelijk vermogen kan verhaald worden. De schuld die in casu ten uitvoer wordt gelegd, is een belastingschuld in verband met inkomsten die gedurende het gemeenschapsstelsel zijn genoten. Zij kan worden ingevorderd op de drie onderscheiden vermogens, te weten de eigen vermogens en het gemeenschappelijk vermogen. De ontvanger heeft dus het recht om voor het geheel van de schulden over te gaan tot tenuitvoerlegging tegen eiseres en het is ter zake zonder belang dat het gemeenschapsstelsel is ontbonden vermits de invorderingsmogelijkheden voor een schuld die is ontstaan gedurende de gemeenschap, niet gewijzigd worden (Beslagr. Kortrijk, 17.3.1986, Bull., 1986, p. 2492; Beslagr. Leuven, 19.11.1985, Bull. 1986, p. 2785). L. M.J. contre Receveur des contributions directes à Sambreville. Vu la citation introductive d'instance de l'huissier Bloquiaux en date du 8 juillet 1988; Vu les conclusions et conclusions additionnelles déposées par les parties; Objet de l'action : La demanderesse s'oppose à la notification pratiquée en date du 23 juin 1988 par les Contributions directes, valant saisie arrêt entre les mains de son employeur pour paiement d'arriérés d'impôts relatifs aux exercices 78 et 79 pour un montant de ..... francs en principal, dus par ellemême et son époux. Elle expose ainsi que suite à la faillite de ce dernier, elle a obtenu par jugement du tribunal de 1ère instance de Namur en date du 15 avril 1980, la séparation de biens judiciaire, la publication au moniteur étant intervenue le 5 juillet 1980. Cette séparation de biens est intervenue en présence du curateur à la faillite qui y a expressément acquiescé. Aux termes des opérations de partage de la communauté, la totalité du passif de la communauté à l'exception de la moitié des frais d'inventaire et de liquidation a été attribuée au mari. Discussion : Attendu que le prononcé de la décision de séparation de biens entraîne la dissolution du régime existant; cette dissolution s'opérant tant dans les rapports entre époux qu'à l'égard des tiers, au jour de la demande (1472, Code civil); Attendu que la demanderesse plaide que l'Etat belge, en sa qualité de créancier n'ayant pas usé du droit de se pourvoir contre la liquidation dans le délai légal de 6 mois, n'a plus actuellement l'opportunité de poursuivre le recouvrement de sa créance sur son patrimoine propre, la dette fiscale ayant été attribuée exclusivement au mari; Qu'elle conclut que le recouvrement de la dette fiscale doit être poursuivi sur le patrimoine du mari exclusivement; Attendu que c'est là perdre de vue que la dette fiscale est une dette de communauté qui peut être recouvrée en application de l'article 1414 du code civil, tant sur le patrimoine propre de chacun des conjoints que sur le patrimoine commun; Attendu qu'en l'espèce, la dette qui fait l'objet de l'exécution est une dette fiscale afférente aux revenus recueillis pendant le régime de communauté; Qu'elle est recouvrable sur les trois patrimoines distincts à savoir les patrimoines propres et le patrimoine commun; Que le receveur a donc le droit de procéder à l'exécution contre la demanderesse pour la totalité des dettes et il est sans importance à cet égard que le régime de communauté soit dissous étant donné que les possibilités de recouvrement ne sont pas modifiées à l'égard d'une dette née pendant la communauté, (Civ. Courtrai, 17/3/86, Bull. contrib. 1986, n° 2421, Civ. Louvain, 19/11/85, Bull. contrib. 1986, n° 2580); Que la demande n'est pas fondée; Vu les articles 1er, 30, 34 à 38, 40 et 41 de la loi du 15 juin 1935 qui ont été observés; Par ces motifs, Nous, juge des saisies dél., statuant contradictoirement; Disons la demande recevable mais non fondée; En déboutons la demanderesse; Validons l'exécution querellée; Condamnons la demanderesse aux dépens liquidés par ellemême à 12.591 francs et par le défendeur à 6.400 francs. |
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